
Chaque année, le 8 mars, les femmes se rassemblent pour célébrer. Nous portons nos beaux pagnes, nous nous retrouvons dans la solidarité et nous honorons la force et la résilience des femmes partout dans le monde.Et oui, les femmes méritent de célébrer. Les femmes méritent la joie, les rires et la visibilité.Mais en célébrant, nous devons aussi marquer une pause et réfléchir.Pendant que certaines femmes se préparent pour les défilés et les festivités, quelque part une autre femme est battue.Quelque part une jeune fille est forcée dans un mariage précoce qu’elle n’a pas choisi.Quelque part encore, une femme est mutilée ou tuée simplement parce qu’elle est une femme.

La montée des cas de violences basées sur le genre, de violences sexuelles liées aux conflits, de féminicides et de mariages précoces forcés rappelle douloureusement que de nombreuses femmes et filles vivent encore dans la peur plutôt que dans la liberté. Dans les communautés touchées par les conflits, notamment dans le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et l’Extrême-Nord du Cameroun, ces réalités sont encore plus marquées.Derrière chaque statistique se cache une vie humaine. Une fille. Une mère. Une sœur.Pourtant, l’un des plus grands défis reste l’absence ou la faiblesse de structures capables de protéger adéquatement les survivantes et de soutenir leur rétablissement. Aujourd’hui plus que jamais, il est urgent de renforcer les services de soutien psychosocial, les mécanismes de protection et les systèmes communautaires qui permettent aux survivantes de guérir et de reconstruire leur vie.Nous avons également besoin de lois plus fortes, d’une meilleure application de celles-ci et de politiques qui protègent réellement les femmes et les filles, non seulement sur le papier mais aussi dans la pratique.La Journée Internationale des Droits des Femmes doit donc être plus qu’une simple célébration. Elle doit aussi être un moment de responsabilité.Alors oui, portons nos belles tenues et célébrons les progrès réalisés par les femmes. Mais n’oublions pas que quelque part, une autre femme se bat encore pour sa vie, sa dignité et ses droits.Que notre célébration soit aussi un appel à l’action.Un appel à la protection.Un appel à la justice.
Un appel à un monde où aucune femme n’est laissée pour compte.Car le véritable progrès n’existera que lorsque chaque femme et chaque fille pourra vivre à l’abri de la violence, avec dignité, des opportunités et de l’espoir.Bonne Journée Internationale des Droits des Femmes.
Omam Esther Moeneni Na EringoGlobal Peace ChampionExecutive Director, Reach Out CameroonCountry Chair, G100 Mentoring & Motivation – Cameroon.

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L’EDITORIAL POLITIQUE